Visite de l’Opéra Garnier 6 nov 2018

Ce matin ensoleillé du 6 novembre, nous étions une vingtaine au rendez-vous devant le groupe « La Danse » sculpté par Carpeaux pour visiter l’Opéra Garnier.

A la demande de Napoléon III, qui souhaitait un nouvel opéra, digne de sa majesté et très sécurisé, l’architecte Charles Garnier conçut un monument de 11 000 m2 avec une splendide façade à l’italienne. Cette 13e salle d’opéra à Paris a été inaugurée le 15 janvier 1875.

Nous commençons la visite par la rotonde des abonnés et arrivons devant le bassin de la Pythie sous le grand escalier. Ce grand escalier en double révolution est une copie de celui de l’opéra de Bordeaux.

Le public masculin de l’époque venait souvent à l’Opéra pour entretenir quelques artistes, plutôt féminines, et exerçait ainsi une sorte de mécénat comme j’ai pu l’entendre dire ! De plus, à l’époque, les hommes étant debout à l’orchestre, il fallait bien qu’ils se dégourdissent un peu les jambes pendant les entr’actes qui duraient une heure à l’époque !

En 1964, à la demande d’André Malraux, ministre de la Culture, Chagall a peint un nouveau plafond de 240 m2 qui a été placé sur l’ancien de 200m2, œuvre de Lenepveu. Celui de Chagall, qui est regardé maintenant sans étonnement, a été l’objet de vives polémiques lors de son installation.

Le lustre de 400 lumières pèse 8 tonnes ! Il domine une salle à l’italienne qui s’élève sur 5 niveaux. J’espère qu’il est bien attaché !

Nous poursuivons la visite en sortant de la salle pour nous diriger vers le salon de la Lune avec des couleurs froides (argent) puis nous arrivons dans le grand foyer. Celui-ci a, de chaque côté, une immense cheminée décorée de deux cariatides et d’un vase de Sèvres. Ce grand foyer qui rappelle la galerie des Glaces du château de Versailles est éclairé par dix lustres. Les peintures du plafond sont l’œuvre de Paul Baudry et ont pour sujet les voyages en Italie. Dans ce foyer, on peut voir Charles Garnier représenté en Mercure et son épouse en Amphitrite. On peut voir également le buste de C.G. sculpté par Carpeaux.

On peut admirer dans l’avant-foyer un plafond de mosaïques œuvre de Salviatti. Le plafond du grand escalier est décoré d’anamorphoses.

Enfin nous arrivons à la fin de notre visite, au salon du Glacier, en traversant auparavant le salon du Soleil avec sa salamandre traversant le feu.

La visite était assurée par une conférencière très intéressante. Merci à l’association de nous faire profiter de ces belles visites.

Gaëtan d’Alauro

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