01/09/16 FNAR Au fil des Jours

Rencontre à l’Elysée

La présidence de la République ayant accepté de rencontrer la CFR, Pierre Erbs et François Bellanger ont été reçus à l’Elysée le 27 juillet par Michel Yahiel, conseiller social de François Hollande. Ce conseiller les a écouté exposer les préoccupations et positions de la CFR concernant sa représentativité, le régime universel de retraite et le problème de l’assurance complémentaire santé. L’entrevue a été décevante car les réponses du conseiller social ont été évasives. Celui-ci leur a suggéré de prendre contact avec le cabinet de madame Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée de la santé, des personnes âgées et de l’autonomie, dont le champ de compétences est loin de recouvrir les préoccupations de la CFR. Le président Hollande avait indiqué qu’il viendrait saluer les représentants de la CFR, mais l’actualité (meurtre de Saint-Etienne du Rouvray) l’en a empêché, ce qui est bien compréhensible.

Retraites : aucune raison de se réjouir

Les nombreuses images des événements sportifs de l’été ont peut-être éclipsé quelque temps les préoccupations sociales et économiques. Le décor avait en tout cas été bien préparé par le rapport annuel du COR (15 juin), puis par les jugements qu’il avait suscités, tant au sein du « Comité de Suivi des Retraites », présidé par madame Yannick Moreau, ancienne présidente du COR, que de la part de certains ministres, y compris du premier d’entre eux ; par exemple: « l’équilibre est de retour », « très net rétablissement du système français de retraites », « la France a su remettre son système de retraites sur la voie d’un équilibre financier durable ». La presse ne s’est pas privée d’épingler sèchement ce triomphalisme trompeur en rappelant que diagnostiquer une franche amélioration de la situation sur des bases très optimistes et sans prendre en compte ni le déficit réel du régime de retraite de la Fonction publique ni les subventions aux régimes spéciaux, est de la désinformation.
Selon le Fonds Monétaire International (FMI), le Brexit coûtera un quart de point de croissance à la France en 2017 (1,25% au lieu de 1,5% utilisé pour le budget) et la décroissance du chômage sera très lente, au mieux jusqu’à 9,1%. Rien de tout cela n’est foncièrement optimiste comme le montre Christian Bourreau dans un article à paraître dans le prochain numéro de « Courrier des Retraités ».

Lire Au Fil des Jours de septembre 2016

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